L’entomophagie

L’entomophagie est la consommationd’insectes par l’être humain.

Selon les hypothèses, en 2050 nous devrions manger des insectes de manière totalement ordinaire partout dans le monde.

Les Jardins de l’Espoir a commencé la production de grillons en janvier 2021 avec 265 grillons de deux espèces  différentes (gryllus bimaculatus et une autre espèce non encore répertoriée). En moins d’un an, ce chiffre est passé de 265 à presque 1.000.000 degrillons. Pour cela, il a fallu mettre en place et affiner les protocoles d’élevage

Mais les grillons, qu’est-ce que c’est ?

Les grillons sont des insectes omnivores qui grésillent énormément , ils ne volent pas, mais ils sont vifs et très rapides .

Les grillons ont un cycle de vie relativement simple.

A l’éclosion, nous avons 1400 micro grillons de (0 à 10 jours) qui font pour 1 g de masse en. Puis à l’âge adulte (3 mois à 7 mois) pèsent 1 g par grillon (donc 1400 grillons = 1400 g). Leur cycle de vie dure 7 à 9 mois. Apartir du 7ᵉ mois, on peut les considérer comme étant en fin de cycle et c’est justement à ce moment-là qu’ils sont prêts pour la consommation. Les grillons sont nourris de déchets des fermes (ils raffolent des choux), mais également  de provende pour volaille.

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Les Jardins de l’Espoir nous racontent leur début dans l’élevage des grillons (entomophagie).  

Les insectes sont consommés depuis la nuit des temps. En Afrique, en Asie, il n’est pas rare de trouver des populations entomophages. En Afrique de l’Ouest par exemple, l’un des insectes les plus consommés sont les termites volantes qui font leur parade annuelle en saison des pluies. Ces insectes sont consommés dans le Grand Afrique de l’Ouest depuis le Sénégal jusqu’au Cameroun sans distinction réelle de zone ethnique.

Au Bénin, deux (02) localités sont grandement reconnues pour leur consommation d’insectes : Au Sud-Est (Avrankou) au Nord-Ouest (toute la région de l’Atacora)

La FAO (L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) à réalisé une étude sur les insectes comestibles en 2013 et a été démontré qu’à poids égale les insectes ont 6 fois plus de protéines que la viande animale habituelle (poulet, mouton, porc) et d’autres études ont démontré l’empreinte carbone négligeable de l’élevage d’insectes.

A l’initiative de l’organisation Experts-Solidaires France, une initiative d’élevage en partenariat avec le centre Songhaï a été lancée en 2016. Une expérimentation d’élevage sur 400 m² qui a posé les premières bases de l’entomoculture même s’il faut l’avouer, sans trop grande réussite, les taux de mortalité frôlant le 90% de mortalité.

Mais dès janvier 2021, Les Jardins de l’Espoir a lancé une expérimentation qui est partie de 265 grillons chassés et capturés en pleine nature pour atteindre plus d’un million (1.000.000) de grillons en décembre 2021. 

Notre objectif est de vulgariser la consommation d’insectes auBÉNIN pour réduire l’insécurité alimentaire. Nous ambitionnons de former les agriculteurs à l’élevage de grillons, sur la base du protocole mis en place et parfaitement adapté pour le Bénin. Nous avons par ailleurs conduit un test d’acceptabilité dans une école primaire de plus de 300 personnes où 40 personnes, 20 adultes et 20 enfants ont accepté se plier au test. Sous sa forme brute les grillons ont été acceptés chez les adultes à 99 % contre 25% chez les enfants. Mais sous la forme broyée en poudre et utilisé comme assaisonnement et friture de sauce, nous avons enregistré une acceptation de 99% aussi bien chez les adultes que les enfants.

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Le marché fermier

L’HISTORIQUE

L’idée d’un marché fermier a surgi la première fois en Avril 2015 tout juste après nos toutes
premières récoltes. Les prix pour proposés pour les tomates était à a limite insultants (rires) pour des
fruits produits avant autant de soins et d’énergie : beaucoup plus bas même que ceux du marché
conventionnel. Du coup il nous était important de changer les choses. Mais il fallait trouver le moyen
de diversifier la production et offrir bien plus que des tomates. Selon le CSA (Community Supported
Agriculture de la Central Valley en Californie) 57 % des clients se désabonnent des marchés fermiers
du fait du manque de diversité dans les produits proposés.
Les toutes premières initiatives ont commencé avec La FAEB (Fédération Agroécologique du Bénin)
qui a mis en place un marché mobile à travers l’organisation JINUKUN. Il y a également eu l’initiative
du CODE BAR qui s’est estompée du fait de la COVID. Toutes ces initiatives nous ont donné de la
matière à comprendre les difficultés à surmonter pour réussir l’initiative.

DEFIS

  • La mise place du calendrier cultural : Réussir à faire en sorte que sur la base d’un système de
    rotation harmonisé, les productions synchronisent leur production de sorte à rendre
    disponible plus de 70 fruits et légumes en permanence
  • Des questions de logistique pour le transport des produits vers le marché : Réussir à
    convoyer les produits vers le marché bien que les fermes soient distantes les unes des autres
    de près de 80 kilomètres
  • La productivité : Créer une dynamique d’entraide et de solidarité pour assurer la compétence
    et la disponibilité des intrants
    Cela a pris six (06) belles années de travail acharné et le 21 aout 2021, le marché fermier a été lancé

ETAT DES LIEUX

Nous vous invitons à notre marché 1 samedi sur 2 à Cotonou, vous pourrez y retrouver des variétés
fruits et légumes, plante aromatiques, produits animalier très diversifiés sous le label L’EDEN. Nos
produits les appréciés par les consommateurs sont les : Poireaux, Carottes, Betteraves, Tomates,
Œufs, Aubergines, Choux, Banane plantains, le Basilic


Cela est devenu possible grâce à une dizaine de producteurs plus de 140 clients qui fréquentent le
marché, dont 40 % sont des clients fidèles. Et nous sommes fiers de vous proposer des produits de
qualité sans pesticides ni engrais chimiques au même prix que ceux des marchés conventionnels.

WHAT’S NEXT ?

Notre objectif à l’avenir est de multiplier le marché fermier dans les villes du Grand NOKOUÉ
(Cotonou, Porto Novo, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji). Nous travaillons également activement à la mise
en place d’une Assurance Qualité des Systèmes d’Agroécologie Paysanne (AQSAEP).

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